Culture: Chaleur et convivialité pour la fête de saint Gióng

fete-de-giongLa fête de saint Gióng, héros national légendaire, l’un des quatre Immortels selon les croyances vietnamiennes, a solennellement été organisée le 26 mai dans la commune de Phu Dong, district de Gia Lam (banlieue de Ha Noi).

Cette année, la fête a réuni des douzaines de milliers de participants et spectateurs malgré la température, qui a flirté avec les 38°C. La zone autour du temple de saint Gióng était noire de monde, les gens ne voulant manquer sous aucun prétexte la 2e plus grande fête populaire au Vietnam, après celle des rois Hùng à Phú Tho (Nord).

L’événement a été parfaitement organisé et encadré, puisqu’aucun débordement n’a été à signaler. Les autorités locales ont mobilisé 200 personnes pour assurer la sécurité de l’événement.

Le nom de Phù Ðông Thiên Vuong (prince céleste du village de Phù Ðông) ou de Thanh Gióng (saint Gióng) est connu de tous les Vietnamiens, petits et grands. Il est lié à une légende vieille de mille ans, vantant les exploits d’un enfant soldat né dans le village de Phù Ðông, district de Gia Lâm, en banlieue de Hanoi. Phù Ðông abrite depuis des lustres un ensemble de sites dédiés au saint Gióng, dont le Temple supérieur (dédié au culte du saint), construit au 11e siècle, le Temple-mère (dédié à sa mère) et le champ de bataille de Dông Dam, lieu où se tient la fête.

Chaque année en effet, cette légende est reconstituée en grande pompe. Les préparatifs débutent des mois à l’avance. Selon la légende de Gióng, une femme paysanne de Phù Ðông tombe un jour enceinte après avoir marché, par curiosité, sur une empreinte de pied colossale alors qu’elle se rend au marché. Un an après, elle met au monde Giong qui, pendant trois ans, reste au lit, muet comme une carpe et incapable de faire trois pas.

À l’époque, le pays est attaqué par des hordes d’envahisseurs venus du Nord. Des messagers de la cour royale parcourent le pays pour lever des armées de volontaires. Un jour, l’un d’entre eux débarque à Phù Ðông. À peine l’appel retentit-il que le petit Gióng se dresse sur son séant et s’exprime pour la première fois de sa vie : « Maman, fais-le venir ici ! »

Entre joie et crainte, la mère demande au messager de rencontrer l’enfant, toujours au lit. Gióng demande alors à celui-ci de lui apporter un cheval, une armure et un bâton, tous en acier et d’une taille gigantesque.

La tâche est immédiatement confiée aux meilleurs forgerons du pays. Le jour où le cheval d’acier est amené à Phù Ðông, le chétif garçonnet se transforme en Hercule. Après avoir mangé comme dix, Gióng revêt sa lourde armure, saisit son bâton et bondit sur son cheval d’acier qui, immédiatement, s’anime et hennit. Peu de temps après, le chevalier Gióng se précipite courageusement sur les troupes ennemies, les envoie valdinguer avec son bâton, épaulé par son cheval qui, tel un dragon, crache des flammes qui embrasent tout le champ de bataille.

Lorsque son bâton se brise, Gióng arrache une touffe de bambous et poursuit les ennemis affolés. Une fois les envahisseurs boutés hors du pays, le chevalier monte au sommet d’une colline. Là, il ôte sa cuirasse, se tourne vers son village natal et se prosterne pour faire ses adieux à sa mère et aux villageois. Puis, il enfourche son cheval divin et s’envole pour disparaître dans l’azur.

La fête du temple de Phù Đổng, qui se déroule le quatrième mois lunaire dans le village de la naissance du dieu, reproduit symboliquement ses exploits, à travers la conduite d’un cheval blanc dans une bataille et l’orchestration d’une danse du drapeau complexe qui symbolise la bataille proprement dite. De jeunes hommes reçoivent un entraînement complet pour jouer les rôles des commandants gardiens du drapeau, du tambour, du gong, de l’armée et des enfants, tandis que 28 filles âgées de 9 à 13 ans sont choisies pour jouer les généraux ennemis. Les mouvements de danse du commandant gardien du drapeau ainsi que le son du tambour et du gong évoquent le déroulement de la bataille ; des papillons en papier s’envolent du drapeau pour disperser symboliquement les envahisseurs.

La fête du saint Gióng a été reconnue en 2010 par l’UNESCO en tant que patrimoine immatériel de l’Humanité.

Source: AVI

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