Le to he de Xuân La, spécialité de Hanoi

le-to-heLe to he originaire du village de Xuân La, commune de Phuong Duc, district de Phu Xuyên, en banlieue de Hanoi, est présent aux quatre coins du pays. Ce jouet traditionnel a même été exposé à l’étranger, en Corée du Sud, au Japon et aux États-Unis.

Samedi matin, à l’ombre d’un arbre centenaire du zoo de Thu Lê, un homme façonne des to he (figurines de pâtes à modeler colorées). Les mains de l’artisan ne cessent de s’agiter. Très vite un attroupement d’enfants se forme autour de lui. Les petits réclament vite ces jouets colorés à leurs parents. Chacun demande la figurine de son choix : Dorêmon, Pokêmon, le Marin de la Lune, des personnages de mangas, Tôn Ngô Không, Chu Bat Gioi (le Singe et le Porc d’un roman chinois), des roses, de petites fées, des animaux, etc. De ses doigts habiles, l’artiste s’exécute.

Au Vietnam, surtout dans le delta du fleuve Rouge, de nombreux enfants jouent quotidiennement avec cet objet. Le dictionnaire de vietnamien explique que le to he est un jouet spécifique, une figurine obtenue à partir d’une pâte cuite colorée. Ses origines demeurent encore mystérieuses.

Les matières premières pour fabriquer un to he sont simples : de la pâte cuite, du colorant et une tige de bambou. Mais l’ingrédient essentiel reste la belle créativité des fabricants.

Le village du to he

Situé à environ 30 km au Sud du centre-ville de Hanoi, le village de Xuân La conserve fièrement son artisanat traditionnel. Environ 200 villageois sont généralement présents dans les parcs, les jardins ou les zoos de Hanoi pour exposer et vendre leurs produits.

La plupart des habitants de Xuân La connaissent l’art du modelage le to he. Un enfant de cinq ou six ans peut en réaliser un en quelques minutes seulement. Un vieil artisan du village confirme cette impression « La fabrication des tò he n’est pas seulement un métier, c’est également une tradition de notre village »

Afin de protéger cet artisanat, Xuan La a créé son club des fabricants qui réunit une centaine de villageois. Ainsi, les jeunes générations peuvent perpétuer le travail de leurs ancêtres. Les jeunes artisans de Xuân La sont souvent invités dans les écoles maternelles et primaires ou au musée d’ethnographie pour enseigner les techniques de modelage et promouvoir ainsi une identité culturelle ancestrale.

Dang Van Khanh, quant à lui, innove en utilisant une pâte importée. Le to he qu’il produit peut ainsi se conserver sans s’abîmer comme autrefois. Ses figurines sont très appréciées.

Selon Dang Van Giap, vice-président du club de Xuân La, le village aurait l’intention à l’avenir de collaborer avec des voyagistes proposant des circuits touristiques. Plus concrètement, l’organisation SIFE de l’École supérieure des sciences humaines et sociale de Hanoi et les autorités du village pourraient organiser très prochainement des visites guidées, à titre d’essai.

Source: CVN

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